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28 avril 2016

L’activité Buy & Build 2015 à son plus haut niveau en Europe depuis 2011

Silverfleet Capital, en partenariat avec mergermarket, publie aujourd’hui les résultats de son étude European Buy & Build Monitor pour l’année 2015. Elle concerne les opérations de croissance externe menées par les sociétés européennes adossées à des fonds de capital-investissement.

Résumé des principaux résultats

Le Buy & Build en Europe a atteint en 2015 son niveau le plus haut depuis le premier semestre 2011, selon l’étude annuelle « European Buy & Build Monitor » de Silverfleet Capital.

Le rapport, qui suit au niveau mondial les opérations de croissance externe menées par les sociétés européennes adossées à des fonds de capital-investissement, a identifié un total provisoire de 404 opérations en 2015, contre 393 en 20141.

125 opérations de croissance externe ont été recensées au troisième trimestre 2015, record jamais enregistré pour un seul trimestre depuis le deuxième trimestre 2008 avec 143 transactions. La valeur moyenne des opérations déclarées pour l’année 2015 s’établit à 40,5 M£ (50,6 M€)2. En tête de liste avec 830 M$, l’acquisition de SITEL (60 000 employés répartis sur plus de 100 sites à travers 21 pays) par l’un de ses concurrents principaux : le Groupe Acticall, société française spécialisée dans la gestion de la Relation Client, dont le fonds au capital est Creadev, contrôlé par la famille Mulliez.

Tendances géographiques

L’activité Buy & Build au Royaume-Uni et en Irlande en 2015 a affiché une forte performance avec une augmentation de 5% depuis 2014. La progression la plus importante en Europe a eu lieu en Espagne et au Portugal, deux pays où la reprise économique a permis de concrétiser 31 opérations de croissance externe en 2015, soit plus du double des 15 réalisées au total en 2014 et en nette progression sur la moyenne des trois derniers exercices.

L’activité dans les pays nordiques, qui compte habituellement parmi les régions les plus dynamiques d’Europe, s’est significativement contractée en 2015 par rapport à la moyenne et a chuté de 29% depuis 2014. Cette baisse d’activité s’explique vraisemblablement par les difficultés économiques que traversent actuellement la Finlande et la Norvège.

En dehors de la zone européenne, le marché des opérations de croissance externe a baissé de manière significative, notamment en Amérique du Nord (moins 30% depuis 2014) et en Asie Pacifique (moins 27% depuis 2014) ; bien que ces chiffres semblent caractériser un retour à la normale. Toutefois, l’Amérique du Nord reste la région privilégiée par les entreprises à la recherche d’opportunités de croissance externe.

Panorama des opérations par entreprise plateforme et création de valeur

Dans son étude 2015, Silverfleet a étudié en détail une sélection d’opérations de croissance externe menée à bien par chaque entreprise plateforme pour en déterminer la répartition. Au total, 589 entreprises plateformes ont été actives sur la période de trois ans couvrant les exercices 2013 à 2015, et elles ont réalisé au total 1 159 transactions, soit une moyenne de près de deux opérations par entreprise plateforme. Selon l’étude, 71% des transactions menées à leur terme sur la période ont été réalisées par des entreprises plateformes classées dans les catégories « Active buyers » ou « Portfolio builders », considérées comme les plus à même de créer de la valeur actionnariale par rapport à la catégorie « One-timers »3.

Commentaires

Commentant ces données, Neil MacDougall, Managing Partner de Silverfleet Capital, déclare : « La reprise de l’activité Buy & build, notamment dans la péninsule ibérique mais également en Italie, est désormais visible et compense largement l’année difficile des marchés nordiques. Le Royaume-Uni et l’Irlande ont été les deux régions les plus dynamiques : sur les 12 opérations recensées qui avaient une valeur supérieure à 60 M£ (75 M€), sept ont étés réalisées au Royaume-Uni. Notre analyse des entreprises plateformes actives commence à démontrer l’engouement de l’activité Buy & Build auprès des opérateurs de capital-investissement, qu’il s’agisse des gérants (GP) ou d’investisseurs (LP). Nous nous attendons à ce que cette tendance se poursuive en 2016. »

Localisation de la société cible2012201320142015% de variation
de 2014 à 2015
Royaume-Uni et Irlande 63 61 82 86 5%
Pays Nordiques 49 62 79 56 29%
France 41 34 45 45 0%
Allemagne, Suisse et Autriche 45 41 34 38 12%
Benelux 29 26 23 26 13%
Espagne et Portugal 13 18 15 31 107%
Europe Centrale et Europe de l’Est 12 19 21 20 -5%
Italie 11 12 17 20 18%
Europe du Sud-Est 4 3 4 5 25%
Total Europe2672763203272%
Amérique du Nord 24 23 44 31 -30%
Asie Pacifique 15 15 22 16 -27%
Amérique Latine 4 7 5 5 0%
Moyen-Orient et Afrique 2 3 2 4 100%
Total reste du monde45487356-23%
Estimation des transactions résiduelles1       21  
Grand Total3123243934043%

Source: étude « European Buy & Build Monitor » de Silverfleet

Pour accéder au rapport, cliquer ici

Méthodologie

1 Les données utilisées dans l’étude « Buy & Build Monitor » Silverfleet ont été préparées par mergermarket. Elles ne portent que sur les opérations de croissance externe réalisées par des entreprises dont plus de 30% du capital est détenu par un fonds de capital-investissement et dont le socle d’activité est basé en Europe. Par ailleurs, la Valeur d’Entreprise de la transaction doit dépasser 5 M€, ou 10 M€ de chiffre d’affaires pour la société cible, pour que l’opération soit prise en compte.

La difficulté à laquelle nous sommes généralement confrontés lors de la rédaction de ce rapport réside dans le fait que les données du dernier trimestre sont généralement incomplètes, notamment en ce qui concerne les opérations de Buy & Build de plus petites tailles, moins bien renseignées, ou rendues publiques après la date de publication de cette étude.

Néanmoins, et afin d’inclure le quatrième trimestre dans notre analyse, nous avons effectué, et ce pour la première fois, un ajustement proforma basé sur la moyenne des quatrièmes trimestres de ces trois dernières années (2012-2014). Par conséquent, nous avons ajouté un proforma de 21 opérations au nombre effectivement répertorié à ce jour pour l’année 2015. En revanche, nous avons considéré que cette méthodologie proforma aurait été peu pertinente si nous l’avions extrapolé de façon plus détaillée, par géographie par exemple. Nous avons donc pris parti de ne pas le faire.

2 Résultat obtenu à partir des 69 opérations dont la valeur a été publiée en 2015, et inférieur à la moyenne de 69,3 M£ (86,6 M€) concernant les 77 opérations comptabilisées en 2014.

3 Cette classification a été effectuée par le Boston Consulting Group dans une étude intitulée « From Buying Growth to Building Value – Increasing Returns with M&A », publiée en octobre 2015. La catégorie des « Active buyers » opère dans le secteur des fusions-acquisitions pour combler des déficits d’activité et réalise des opérations à intervalles réguliers. Les « Portfolio builders » sont des acquéreurs en série recherchant soit à consolider une activité soit à assurer une expansion géographique par la croissance externe. La troisième catégorie, les « One-timers », opèrent rarement et de manière opportuniste.