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28 février 2008

L’activité buy & build a atteint des records en 2007 – Ce sera plus difficile en 2008

Dynamisme du marché des fusions-acquisitions et du marché des financements bancaires. Les entreprises détenues par des sociétés de capital-investissement ont réalisé un nombre record d’acquisitions en 2007 – une performance qu’il sera difficile de reproduire en 2008.

Silverfleet Capital, la société spécialisée dans les opérations de capital-investissement mid-market, publie ce jour, en collaboration avec Mergermarket, une étude sur dix ans des stratégies de buy & build des entreprises détenues par des sociétés de capital-investissement en Europe. Il ressort de cette analyse qu’en 2007, 385 acquisitions ont été réalisées par des entreprises détenues par des fonds de capital-investissement, ce qui constitue un record. Ces 385 transactions représentent un niveau qui a plus que décuplé en termes de nombre par rapport à celui de 2000. Parmi ces opérations, deux exemples ont été très médiatisés : l’achat par Tragus, groupe de restaurants, de Ma Patter’s et de Strada et l’acquisition en 2007 par Merlin Entertainment, groupe spécialisé dans les loisirs, de Madame Tussauds pour compléter son acquisition de Gardaland, Aquatica et Legoland.

Commentant cette étude, Neil MacDougall, Managing Partner de Silverfleet Capital, a déclaré : « Nous avons assisté au développement permanent des stratégies de buy & build ces dernières années, 2007 ayant représenté un pic tant en termes de volume que de rapidité d’exécution des investissements complémentaires réalisés par les sociétés détenues par des fonds de capital-investissement. Certes, ce résultat illustre tout bonnement le dynamisme du marché des fusions-acquisitions au premier semestre de l’année dernière, mais compte tenu des conditions actuelles du marché bancaire, nous prévoyons qu’en 2008, les efforts se porteront davantage sur les sociétés en portefeuille. »

« Les sociétés de capital-investissement qui veulent continuer à atteindre leurs retours sur investissement cibles dans cette période d’incertitudes devront chercher surtout à créer de la valeur au sein des sociétés qu’elles détiennent en portefeuille, en utilisant leurs compétences pour les gérer et les développer. L’un des moyens essentiels pour y parvenir est de mettre en œuvre une stratégie de buy & build. »

« Historiquement, beaucoup d’opérations de build-up ont été financées par l’emprunt. Aussi l’instabilité actuelles du marché bancaire rendront plus difficile la réalisation d’opérations de buy & build. Les sociétés détenues par des fonds d’investissement qui ne sont pas surendettées et bénéficient du soutien d’un syndicat bancaire resserré auront peut-être encore la capacité de mener une stratégie d’acquisition. Cependant, les entreprises entrées plus récemment dans les portefeuilles, qui ont un endettement plus élevé, ou les opérations plus anciennes qui ont été refinancées pour rembourser leurs actionnaires, risquent de ne pas être en mesure de financer des opérations de buy & build. De toute évidence, les sociétés de capital-investissement peuvent décider de financer des opérations de build-up par apport de fonds propres mais, pour les entreprises qui ont moins de capacité d’emprunt, elles devront peut-être se montrer plus créatives et travailler avec des acquéreurs industriels en fusionnant des entreprises ou en constituant des joint-ventures afin de créer de la valeur. »