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Communiqué de presse

08 avril 2011

L’activité buy & build augmente d’un tiers en 2010

L’activité buy & build à travers l’Europe a connu une croissance de 33% en 2010, selon une étude annuelle publiée par Silverfleet Capital, société de capital-investissement européenne spécialisée dans les opérations mid-market.

Selon l’étude European Buy & Build Monitor publiée par Silverfleet Capital et Mergermarket, le volume des opérations de croissance externe a augmenté de 33% en 2010, passant de 230 à 305 opérations. La taille moyenne de ces opérations était également en hausse. Ainsi, pour les transactions dont la valeur d’entreprise est disponible, la valeur moyenne par transaction a augmenté de 7%, de 14.3 à 15.3 millions de livres sterling, en tenant compte de la dépréciation de la livre sterling.

Au quatrième trimestre 2010, l’activité a continué d’être soutenue en termes de croissance externe, affichant une corrélation forte avec un volume d’opérations de fusions-acquisitions sur le marché mid-market européen plus important, comme le montre le graphique ci-après.

Selon Neil MacDougall, Managing Partner de Silverfleet Capital, « les tendances sur le marché des fusions-acquisitions et le marché de la dette semblent favorables aux opérations de buy & build. Comme bon nombre de fonds d’investissement doivent encore sortir de leurs investissements les plus anciens, il est probable que l’activité buy & build poursuive sa progression en 2011 ».

Une analyse du niveau d’activité buy & build par millésime d’acquisition de la société plateforme montre que, sur une base comparable, tous les millésimes ont été plus actifs en 2010 qu’en 2009. En effet, en raison des sorties, on constate généralement un ralentissement de l’activité buy & build pour un millésime donné de sociétés plateformes, à mesure qu’il arrive à maturité. L’analyse de Silverfleet Capital compare par conséquent l’évolution de l’activité des différents millésimes pour chaque année de détention afin d’éliminer cette distorsion.

On notera que l’activité en 2010 est restée en-dessous du niveau record enregistré en 2007, même si elle a clairement augmenté quel que soit le millésimes de la société plateforme par rapport au point bas observé en 2009.

Neil MacDougall ajoute : « Nous avons été surpris de constater un regain d’activité pour les millésimes les plus anciens. Notre analyse montre qu’un certain nombre de ces sociétés plateformes ont conclu des opérations de build-up juste avant leur cession ; probablement pour améliorer la thèse d’investissement. Comme plusieurs de ces plateformes ont été vendues depuis, les nouveaux propriétaires ont dû se rendre confortable avec le risque qu’ils prenaient, dans la mesure où ils bénéficiaient alors de peu de signaux sur le succès de l’intégration de ces acquisitions. Dans d’autres cas, plutôt qu’une sortie, certaines des plateformes les plus anciennes ont vu l’entrée d’un nouvel actionnaire minoritaire, ce qui semble leur avoir donné un second souffle en termes d’activité buy & build. »

L’exemple d’une société du portefeuille de Silverfleet Capital

En décembre 2010, Kalle, un des premiers fabricants mondiaux de boyaux synthétiques pour saucisses, détenu par Silverfleet Capital depuis septembre 2009, a réalisé une importante opération de croissance externe en acquérant Jif-Pak Manufacturing Inc, une société implantée en Californie. L’expérience de Kalle montre que le financement de telles opérations de build-up a pu être bien plus facilement mis en place en 2010 qu’en 2009, date de l’investissement initial dans Kalle.

L’acquisition de Jif-Pak a été financée par la trésorerie que Kalle avait généré depuis son acquisition par Silverfleet Capital et par une tranche « C » de dette senior de 39 millions de dollars, sans aucune injection supplémentaire de capital. Dix-huit mois plus tôt, il n’aurait pas été possible de lever un financement en dollars en Europe, alors même que cela aurait apporté une couverture naturelle à la partie dollar des profits de Kalle. Cette plus grande souplesse de la part des prêteurs, ainsi que le choix de la devise et de la structure de la dette supplémentaire reflètent l’amélioration de conditions actuelles sur le marché de la dette. L’endettement pro forma de Kalle après l’acquisition de Jif-Pak reste inférieur à trois fois l’EBITDA historique, ce qui a sans aucun doute facilité l’opération.

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